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III DÉMISSION DES REPRÉSENTANTS D’ALSACE ET DE LORRAINE

Après le vote du traité, les représentants d’Alsace et de Lorraine envoyèrent à l’Assemblée leur démission.

Les journaux de Bordeaux publièrent la note qu’on va lire :

« Victor Hugo a annoncé hier jeudi, dans la réunion de la gauche radicale, qu’il proposerait à l’Assemblée la déclaration suivante :

« Les représentants de l’Alsace et des Vosges conservent tous
indéfiniment leurs siéges à l’Assemblée. Ils seront, à chaque
élection nouvelle, considérés comme réélus de droit. S’ils ne
sont plus les représentants de l’Alsace et de la Lorraine, ils
restent et resteront toujours les représentants de la France. »

« Le soir même, la gauche radicale eut une réunion spéciale dans la salle Sieuzac. La démission des représentants lorrains et alsaciens fut mise à l’ordre du jour. Le représentant Victor Hugo se leva et dit :

Citoyens, les représentants de l’Alsace et de la Lorraine, dans un mouvement de généreuse douleur, ont donné leur démission. Nous ne devons pas l’accepter. Non seulement nous ne devons pas l’accepter, mais nous devrions proroger leur mandat. Nous partis, ils devraient demeurer. Pourquoi ? Parce qu’ils ne peuvent être remplacés.