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cet austère mandat. Je le remplirai avec tout ce que j’ai en moi de dévouement, de désintéressement et de courage.

S’ils ne me désignent pas, je remercierai le ciel, comme ce spartiate, qu’il se soit trouvé dans ma patrie neuf cents citoyens meilleurs que moi.

En ce moment, je me tais, j’attends et j’admire les grandes actions que fait la providence.

Je suis prêt, — si mes concitoyens songent à moi et m’imposent ce grand devoir public, à rentrer dans la vie politique ; — sinon, à rester dans la vie littéraire.

Dans les deux cas, et quel que soit le résultat, je continuerai à donner, comme je le fais depuis vingt-cinq ans, mon cœur, ma pensée, ma vie et mon âme à mon pays.

Recevez, messieurs, l’assurance fraternelle de mon dévouement et de ma cordialité.