Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Théâtre, tome III.djvu/312

Cette page n’a pas encore été corrigée




Scène III



[Une chambre. Au fond, une fenêtre qui donne sur la rivière]


CLOPIN

[entre, un flambeau à la main ; il est accompagné de quelques hommes auxquels il fait un geste d’intelligence, et qu’il place dans un coin obscur où ils disparaissent ; puis il retourne vers la porte et semble faire signe à quelqu’un de monter. Claude paraît]


CLOPIN

[à Claude]

D’ici vous pourrez voir, sans être vu vous-même,
Le capitaine et la bohème.

[Il lui montre un enfoncement derrière une tapisserie]


CLAUDE FROLLO


Les hommes apostés sont-ils prêts ?


CLOPIN


Ils sont prêts.


CLAUDE FROLLO


Que jamais de ceci l’on ne trouve la source.
Silence ! prenez cette bourse.
Vous en aurez autant après.

[Claude Frollo se place dans la cachette. Clopin sort avec précaution. Entrent La Esméralda et Phoebus De Chateaupers]


CLAUDE FROLLO

[à part]

Ô fille adorée,
Au destin livrée !
Elle entre parée
Pour sortir en deuil !


LA ESMERALDA

[à Phoebus De Chateaupers]

Monseigneur le comte,
Mon cœur que je dompte
Est rempli de honte
Et rempli d’orgueil !


PHŒBUS DE CHATEAUPERS

[à La Esmeralda]

Oh ! comme elle est rose !
Quand la porte est close,
Ma belle, on dépose
Toute crainte au seuil.

[Phoebus De Chateaupers fait asseoir La Esméralda sur le banc près de lui]


PHEOBUS DE CHATEAUPERS