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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Histoire, tome I.djvu/119

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ôtez la poutre de dessus les rails, savez-vous ce que vous auriez eu en 1852 ? Rien. Des élections. Des espèces de dimanches calmes où le peuple serait venu voter, hier travailleur, aujourd’hui électeur, demain travailleur, toujours souverain. On reprend : Oui, des élections ! vous en parlez bien à votre aise. Mais la « chambre rouge » qui serait sortie de ces élections ? N’avait-on pas annoncé que la Constituante de 1848 serait une « chambre rouge » ? Chambres rouges, spectres rouges, croquemitaines rouges, toutes ces prédictions se valent. Ceux qui promènent au bout d’un bâton ces fantasmagories devant les populations effarouchées savent ce qu’ils font et rient derrière la loque horrible qu’ils font flotter. Sous la longue robe écarlate du fantôme auquel on avait donné ce nom, 1852, on voit passer les bottes fortes du coup d’État.