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1830


À Ludovic Vitet[1].


[21 février 1830.]

Mille fois merci, mon cher ami, de toutes vos bonnes et aimables sollicitudes. — Je regrette que vous ne puissiez être à la répétition générale[2] mercredi, mais la pièce de Dubois vaut mieux que la mienne, et c’est moi qui quitterais volontiers mon théâtre pour le suivre à son tribunal[3]. Venez donc demain lundi à midi , ou plutôt je passerai vous prendre pour éviter toute difficulté de ces portiers de comédie. Nous répétons bien aujourd’hui, mais on commence par le 5e acte, et je ne voudrais pas que vous vissiez ma pièce ainsi. Elle me fait l’effet de ces rayas décapités auxquels les turcs mettent la tête entre les jambes.

Votre ami.
Victor[4].
Ce dim. matin.


Monsieur Philarète Chasles[5],
Au bureau du Temps.


Ce dimanche matin [février 1830].
Pressé.

Merci, Monsieur, de votre gracieuse lettre. Je vous envoie une note dont la publication me semble utile. La conduite de la police de théâtre jeudi dernier a été odieuse, et je suis étonné que les journaux n’en aient pas parlé. Voici deux mots à ce sujet que je voudrais lire dans le Temps. Si vous les publiez, il me semble qu’il faudrait pour qu’ils eussent plus d’autorité que le journal les adoptât comme siens. Qu’en pensez-vous ?

À vous bien cordialement.

Victor H.
  1. Inédite.
  2. d’Hernani.
  3. Procès fait au Globe pour un article sur La France et les Bourbons. Audience du 24 février 1830.
  4. Collection de Mme Aubry-Vitet.
  5. Inédite.