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À Monsieur Alfred Dassier.


Bruxelles, 17 août 1867.

Je n’ai reçu, Monsieur, qu’une de vos lettres, et c’est à Bruxelles qu’elle m’est parvenue.

Je vous autorise à publier avec votre musique, et selon votre désir, une pièce de vers (veuillez me faire savoir quels vers vous avez choisis) d’un de mes volumes de poésie.

Si la publication de ces quelques pages produit un bénéfice, fixez, comme vous l’entendrez, ma part d’auteur des paroles, et veuillez, je vous prie, la donner aux pauvres.

Recevez l’assurance de mes sentiments distingués, et tous mes vœux pour votre succès.

Victor Hugo[1].


À Paul Meurice[2].


Bruxelles, 18 août.

Nous vous avons espéré le 15, hélas, en vain. La fête de Bonaparte ne peut pas être ma fête. Vous n’êtes pas venu.

Aujourd’hui je pars pour une absence de quelques jours, et j’espère à mon retour qu’il y aura encore moyen de nous rencontrer et de nous embrasser.

À vous. Du plus profond de moi.

V. H.[3]


À Madame Marie Ménessier-Nodier.


3 septembre.

Chère Marie, je lis votre doux livre[4]. Je pense à votre père et à mon ami. Demain 4 septembre, je mêlerai le souvenir de Charles Nodier au souvenir de ma fille. Tous deux étaient de ce charmant voyage de 1825,

  1. Communiquée par la Bibliothèque de Rouen.
  2. Inédite.
  3. Bibliothèque Nationale.
  4. Charles Nodier, épisodes et souvenirs de sa vie.