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à la gloire. Vous êtes une de ces grandes âmes placées sur des cimes qui répandent leur lumière sur tout l’horizon. Je vous aime, et je me mets aux pieds de votre noble femme. — À bientôt.

Victor Hugo[1].


À Auguste Vacquerie[2].


9 avril. Vendredi.

Quel lion vous êtes, et quel coup de griffe vous avez ! L’ignare crétin ne se relèvera pas de cette magnifique torgnolle. Infortuné Schérer !

Cher Auguste, ma main ne veut pas, pour serrer votre griffe, attendre jusqu’à dimanche, et je vous écris ces quatre mots.

Je voudrais inviter à dîner avec vous nos éloquents et chers amis M. Gaulier et M. Louis Asseline. Voulez-vous être assez bon pour leur transmettre mon invitation (pour après-demain dimanche 7 h. 1/2).

À vous profondément, cher ami, cher maître.

V. H.[3]


À Paul Meurice[4].


11 avril.

Cher Meurice, je trouverais bien que le nom de Gambetta fût dans ce livre. Il y était, dans la pièce que voici, et que j’avais retranchée avec beaucoup d’autres pour ne pas trop allonger et ne pas dépasser nos vingt-huit feuilles. Pourtant quatre pages de plus ou de moins importent peu. Lisez ces vers, et si vous êtes d’avis de les mettre, ils prendront place à la fin de juin, et pour ne pas finir sur Trochu, j’ajouterai pour pièce finale de juin, les vingt vers (ci-inclus) sur les enfants. — Jugez et décidez. Il serait bon de retrouver dans les journaux les paroles de Trochu sur mon képi ; elles sont bêtes, mais utiles. Elles sont de juillet (son premier discours à l’Assemblée)[5], mais on ne mettrait pas la date. Il suffirait de citer la phrase exacte. — Tout cela est-il votre avis ? — À vous et à tous.

V.[6]
  1. Bibliothèque Nationale. Nouvelles acquisitions françaises.
  2. Inédite.
  3. Bibliothèque Nationale.
  4. Inédite.
  5. Le discours de Trochu est du 14 juin 1871 ; voici ses paroles sur Victor Hugo : « Il y avait dans les esprits une véritable exagération de la valeur, des facultés, de l’importance de la garde nationale… Mon Dieu, vous avez vu le képi de M. Victor Hugo qui symbolisait cette situation ! »
  6. Bibliothèque Nationale.