Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome III.djvu/318

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


l’a-t-elle dit ? Je réclame violemment des articles de vous dans le Rappel. Vous nous avez alléchés par cette magistrale page sur l’Internationale, où la vérité est dite avec tant de profondeur, où la justice a pour expression la justesse. Mais il nous en faut d’autres ! Ah mais ! la populace, et j’en suis, murmure. Nous voulons du Paul Meurice ! — Je le dirai au rédacteur en chef Victor. Je lui dirai aussi qu’il eût bien fait peut-être de ne pas publier d’extrait d’Actes et Paroles[1] avant les autres journaux, déjà si jaloux du Rappel. Il est probable que cela supprimera partout les citations, ce qui peut nuire au livre sans servir le journal. N’est-ce pas votre avis ? Est-ce aujourd’hui ou demain qu’il faut que j’aille signer les exemplaires aux bureaux du Rappel ? et à quelle heure ? Soyez assez bon pour le dire. Voulez-vous transmettre à Claye la courte pièce que voici, Paris bloqué[2]. Elle doit être placée dans septembre l’avant-dernière, avant la pièce À Petite Jeanne. On copie à force. Je vous enverrai du manuscrit.

À vous ex imo.

V.[3]


Au même[4].


[Mars 1872.]

Cher Meurice, Hippolyte Lucas, notre excellent ami, me demande pour le XIXe siècle un extrait d’Actes et Paroles[5] ; on pourrait, ce me semble, donner le speech à la gauche sur ma démission, ou à la députation de Bordeaux, sur les avantages de l’interruption. Faites pour le mieux.

À vous, et merci.

V. H.[6]

Mardi soir.


À Edgar Quinet[7].


6 avril. Paris.


Cher Quinet, merci[8]. Satisfaire votre haute conscience, cela ressemble

  1. Actes et Paroles, 1870-1871-1872, a été publié le 4 mars 1872.
  2. L’Année terrible dont l’impression était en cours.
  3. Bibliothèque Nationale.
  4. Inédite.
  5. Il s’agit ici de l’édition in-16 (un volume) publiée le 4 mars 1872.
  6. Communiquée par la librairie Andrieux.
  7. Inédite.
  8. Après avoir remercié Victor Hugo de l’envoi des Actes et Paroles, Edgar Quinet ajoutait : « Oui, vous êtes là à chaque page. Comment douter de l’avenir, quand nous vous avons dans nos rangs ? Je suis fier d’avoir été un des 95 900 du 7 janvier. Je suis heureux de vous revoir ». — Allusion aux élections du 7 janvier où Victor Hugo avait échoué contre son concurrent M. Vautrain.