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aussi à M. V. Koning le traité signé. Ma signature est précédée d’une réserve que vous approuverez. Je voudrais que M. V. Koning me répondît en transcrivant dans sa lettre et en acceptant cette réserve sine quâ non. Voulez-vous être assez bon pour le lui dire. Vous avez dû voir M. Albert Millaud. Son père, qui n’avait pas tout compris, aura compris maintenant, et vous verrez que ma pensée est d’accord avec la vôtre. Quelles sont les propositions de Michel Lévy pour le roman ? Il serait urgent qu’il me les communiquât. Car j’ai des offres, tentantes et pressantes. Mais ce qui me ravit c’est que vous faites un drame. Bravo final !

(J’aurais été content de voir M. V. Koning), mais cela le regarde.

Il importe que les deux copies du traité Koning portent les deux signatures. Les tribunaux ont décidé qu’une seule était cause de nullité. Avertissez M. Koning qu’il ait soin de signer son exemplaire.

Je ne me console de ne pas vous voir qu’en songeant à votre nouvelle œuvre promise. À défaut de votre main à serrer, j’aurai votre pensée à applaudir[1].


À Auguste Vacquerie[2].


Dim. 12 août.

Ecce iterum. Je continue ma fonction d’envoyeur du bulletin. Un peu d’amélioration, mais très lente toujours[3].

Merci pour tout, cher Auguste, et dites à madame Lefèvre tous mes remercîments. Je travaille en effet, mais ce que je fais n’est pas encore visible. On ne montre à un maître comme vous que la chose faite. Si j’avais une œuvre finie, il va sans dire que vous auriez tous les droits sur elle. Le ciel belge me donne une hospitalité mouillée, il pleut ici à verse. Mais venez et lisez, ce sera du soleil.

À vous, cher Auguste, du fond de mon vieux cœur. Y venga usted pronto.

V. H.[4]


À Monsieur Léonard Chodzko.


Bruxelles, 12 août 1868.
Monsieur,

Le désir que vous m’exprimez, au nom de la Pologne proscrite, me touche et m’honore. C’est de Belgique que je vous réponds. Un devoir

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.
  3. Mme Victor Hugo était fort malade.
  4. Bibliothèque Nationale.