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À Auguste Vacquerie[1].


H.-H., jeudi 9 [juillet 1868].

Vous avez raison, comme toujours. Voici une nouvelle lettre pour M. V. Koning. En tout, faites, et faites pour le mieux. Je ne crois pas du tout à la représentation, mais un essai, s’il est sérieux, serait bon. — Si vous voyez Charles, dites-lui que j’ai sa lettre excellente, et que j’attends, pour lui écrire, « les comptes de Marianne » qu’il m’annonce.

Nous sommes ici dans un poêle, vous devez être dans une fournaise à Paris. — Voulez-vous être assez bon pour faire parvenir cette lettre à M. Robert Halt, dont j’ignore l’adresse.

En revenant de la Forêt Noire, vous nous lirez du Faust. Enfoncé, Gœthe ! In hac spe, salve.

5 h. Au moment de fermer ceci, m’arrive la lettre de Charles (du 2 juillet) retardée pour affranchissement insuffisant. Voudrez-vous le lui dire ? Les comptes de Marianne y sont. Mais il est trop tard pour envoyer de l’argent. J’en enverrai demain, avec réponse[2].


À Paul Meurice[3].


H.-H., 10 juillet.

Moi tous les jours. Je viens de lire votre préface. Page haute et profonde. Il est du bâtiment, mot charmant en même temps que grand mot. Chemin faisant, par le poëte, vous prouvez Dieu. Vous êtes un lumineux Chevalier de l’esprit[4]. Je demande le plus tôt possible la fin de la série. Je reviens à Césara encore une fois. Leur dernière nuit d’amour, que c’est beau et douloureux.

Voulez-vous être assez bon pour remettre à Charles le plus tôt que vous pourrez, pardon de mon importunité, 1 500 francs avec le petit mot que voici. Je vous demande la permission de tirer directement sur vous par la banque de Guernesey pour les 1 500 fr. restant sur les 3 000. — M. Mario Proth m’a envoyé son Astrée, mais non son adresse. La savez-vous ? Voulez-

  1. Inédite.
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.
  4. Les Chevaliers de l’Esprit : titre d’une série qui débutait par Césara.