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votre œuvre. J’entends d’ici le sourd pétillement de cette grande flamme qui va éclairer et réchauffer Paris. Cher Auguste, bravo d’avance et toujours. Je vous envoie mon bonjour bon an en plein triomphe.

Je suis un peu souffrant de ma vieille gorge revêche, mais votre succès sera ma santé.

À vous.
V.[1]


À Charles. À François-Victor[2].


H.-H., dimanche 29 Xbre.

Mes enfants bien-aimés, je consacre à vous payer ici ces dettes arriérées le dividende italien qui échoit le 1er janvier. Les trois quittances, ci-contre, montent à 256 fr. Le dividende est de 375 fr. Il restera 119 fr. Or, voulant vous le donner tout entier, voici comment je distribue le reliquat

à Charles 50 fr.

à Victor 50 fr.

à monsieur le Petit Georges 19 fr.

119 fr.

Je ne sais comment le dividende se touche. Je n’ai pas reçu de reçu (à signer). Que Victor s’informe près de M. Van Vambeke. (À propos, avez-vous envoyé ma procuration à M. de Haussy ?) J’ai payé ici les 256 fr. de vos dettes. Si M. Van Vambeke vous remet les 375 fr., vous appliquerez lesdits 256 fr. payés ici, aux dépenses de la maison.

On va jouer Ruy Blas au Parc. M. Lavergne[3] m’a écrit une lettre très bien pour me prier d’y assister. Mettez ma réponse (ci-incluse) sous enveloppe, à son adresse et envoyez-la lui. — Je n’ai plus que la place de quatre baisers.

Avez-vous remarqué le silence de Janin sur Ruy Blas ? Passe-t-il à l’ennemi ? Paris-Magazine a fait une heureuse qui remercie.

Victor a bien fait de payer à M. Morijé les 25 francs.

Je vous envoie les journaux locaux racontant notre petite fête d’ici. Peut-être ce contraste avec les rages de L. B. contreRuy Blas vaut-il la peine d’être publié[4].

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.
  3. Directeur du Théâtre du Parc, à Bruxelles.
  4. Bibliothèque Nationale.