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le dialogue avec Chilly. C’est avec Bonaparte que je cause. Je réponds au vrai auteur de la lettre[1].

Je crois que l’Étoile Belge et autres journaux libres, publieront volontiers ces deux lettres. Faites-en des copies et donnez-les leur. Si c’est votre avis, s’ils objectaient la loi Faider, il ne faudrait pas insister.

Chère amie, tu vas donc aller à Paris. J’espère que tu en reviendras tout à fait guérie, soit à Bruxelles, soit à Guernesey où tu es toujours désirée. Voici un bon de 300 fr. sur Paul Meurice (ci-dessus). Défie-toi de Chenay. Souviens-toi de son escroquerie de 500 fr. il y a deux ans. Refuse net de le voir.

Je vous embrasse tendrement tous, y compris les six dents et les quatre pattes de Georges.

Voici des exemplaires du nouveau tirage. Envoyez, je vous prie, à M. Lebloys, 21, rue Gaffart.

Je suis averti que M. Chenay veut te voir et t’exploiter par son chantage. Il faut absolument lui fermer la porte. J’écris à Vacquerie dans ce sens.

J’envoie à Vacquerie ma lettre à L. B. pour qu’il la lui fasse tenir[2].


À Auguste Vacquerie[3].


H.-H., 10 Xbre.

Je ne puis répondre à Chilly, car ce n’est pas lui qui m’a écrit. Je réponds au véritable auteur de la lettre. Voici la réponse. Si vous avez moyen de la

  1. « Voici la lettre Je Chilly :
    À M. Victor Hugo, à Guernesey.
    Théâtre Impérial de l’Odéon.
    Paris, 5 décembre 1867.
    Monsieur,
    Je viens d’être officiellement averti que la représentation de Ruy Blas est interdite.
    En présence du cas de force majeure résultant de cette interdiction, notre traité devient nul et non avenu, et j’ai le regret de vous en informer.
    Veuillez agréer l’assurance de ma haute considération.
    Le Directeur du théâtre de l’Odéon,
    De Chilly.
    « Et voici ma réponse :
    À M. Louis Bonaparte, aux Tuileries.
    Hauteville-House, 8 décembre 1867.
    Monsieur,
    Je vous accuse réception de la lettre que m’a écrite le directeur du « Théâtre impérial de l’Odéon ».
    Victor Hugo. »
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.