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d’accoucher et je ne pense plus qu’à cela[1]. Vous me gronderez à votre retour et vous aurez d’autant plus droit de le faire que vous rapporterez (j’en suis sûr) un amas de belles choses.

Je vous envoie le Pacha[2] que je n’ai pas eu le courage de copier, mais dont je puis fort bien me passer jusqu’à votre retour. Je ne sais pas trop si vous pourrez le lire, griffonné comme il est. Mais vous savez si bien me deviner !

À bientôt, cher ami, n’est-ce pas ? Tous nos bons amis vous remercient et vous embrassent. Moi, je vous espère et je vous réclame tous les jours, mais je veux que vous vous portiez bien.

Le meilleur de vos amis,
Victor[3].
Ce 11 octobre 1828.


À David d’Angers.


Ce 17 octobre 1828.

J’ai, cher ami, une lettre de M. de Belleyme[4] qui nous donne entrée à Bicêtre pour le 12, jour du ferrement de la chaîne. Si vous avez un moment, venez me voir sous peu, que nous convenions de la marche que nous suivrons.

Votre ami,
Victor Hugo.

Je rouvre ma lettre pour vous remercier mille fois, autant de fois que c’est admirable[5].


Monsieur David[6],
9, rue de Fleurus, R. S. V. P.


Ce jeudi matin [octobre 1828].

J’ai vu hier votre Bentham[7], mon cher David, et puisque je n’ai pas le temps de vous aller voir, il faut, si paresseux que je sois à faire une lettre, que je vous en écrive. Ce buste est un monument. Jamais le marbre n’a eu

  1. François-Victor naquit le 21 octobre 1828.
  2. La douleur du Pacha. Les Orientales.
  3. Collection A. Godoy.
  4. Préfet de police.
  5. Victor Hugo venait de recevoir son premier médaillon modelé par David.
  6. Inédite.
  7. Jurisconsulte, philosophe et publiciste anglais.