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ministre d’une autre affaire sans nuire à la sienne. Qui trop embrasse mal étreint.

Nous avons trouvé ici à mon retour les 200 cartes commandées pour toi : elles me paraissent fort belles. C’est un petit cadeau qu’Adèle veut faire à ta femme, indique-moi un moyen de te le faire parvenir.

Adieu, cher papa, toute la famille Foucher, Abel, Adolphe, tous nos cousins embrassent ta femme et toi de tout cœur et ne font en cela que se joindre à nous.

Ton fils tendre et respectueux,
Victor[1].


À Monsieur le baron Taylor.


Mardi, 18 octobre 1825.

Avez-vous, mon cher collaborateur, promis ou destiné votre loge pour jeudi, et pourriez-vous, sans vous gêner le moins du monde, en disposer en faveur de ma femme ? elle a grande envie de voir Talma[2] et Mlle Mars[3] dans l’École des Vieillards ; et les journaux l’annoncent pour jeudi prochain.

Quand donc viendrez-vous pour nous demander sans cérémonie votre part du dîner de ménage ? Vous savez le plaisir que vous nous ferez.

Personne ne vous est plus cordialement dévoué que moi.

Victor Hugo.


1826.


Monsieur le lieutenant-général comte Hugo, à Blois[4].


[Mars 1826.]
Mon cher papa,

Je profite d’un moment que me laissent mes libraires pour répondre à la dernière lettre que tu m’as fait remettre par Mme Asseline. Tes bons conseils pour mes yeux me touchent vivement, et je les mettrai certai-

  1. Bibliothèque municipale de Blois.
  2. Grand tragédien du Théâtre-Français, il introduisit dans l’art tragique le naturel et la simplicité ; il exigea que les costumes fussent établis d’après les documents antiques.
  3. Créatrice de Doña Sol dans Hernani, de la Tisbe dans Angelo, elle fut une des célébrités de la Comédie-Française.
  4. Inédite.