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aussi fort malade et très languissante depuis un an, paraît maintenant se rétablir un peu.

Rappelle-moi au souvenir de mes cousines, que je n’ai jamais vues, mais pour lesquelles j’ai toujours éprouvé un attachement fraternel.

Quant à toi, mon cher Adolphe, je te remercie mille et mille fois de ton aimable lettre ; je fais les vœux les plus ardents pour que tu réussisses dans la carrière où tu vas entrer et je termine en t’embrassant cordialement.

Ton dévoué cousin,
V.-M. Hugo[1].


À Monsieur Pinaud.


21 mai 1820.
Monsieur,

Je saisis avec empressement mon premier moment de loisir pour répondre à votre bienveillante lettre et vous prier d’être auprès de l’Académie, qui a bien voulu m’admettre parmi les maîtres ès-Jeux Floraux, l’organe de ma vive et respectueuse reconnaissance. Je vous demande pardon de me répéter si souvent, mais les témoignages, eux-mêmes tant de fois répétés, de l’indulgence de l’Académie à mon égard, m’en donnent le droit et, je dirai plus, m’en imposent l’obligation. Vous devez penser, monsieur, que je remplirai de mon côté avec joie tous les devoirs où m’engage ma nouvelle qualité. Avant peu, lorsque je me serai bien pénétré de leur étendue dans l’utile ouvrage de M. Poitevin[2] que vous avez eu la bonté de m’envoyer (marque d’attention à laquelle j’ai été très sensible), j’aurai l’honneur de vous écrire à ce sujet, et je ferai tous mes efforts pour que l’Académie soit contente de moi, sinon sous le rapport du talent, du moins sous le rapport du zèle.

Nous avons été bien flattés, monsieur, du jugement que vous portez sur le 'Conservateur littéraire[3] Puisque cette lecture vous a procuré quelque plaisir, je vous prie, au nom de mes collaborateurs et au mien, de vouloir bien

  1. Le Figaro, 12 mai 1886.
  2. Histoire de l’Académie des Jeux Floraux.
  3. « Vous vous devez à cet excellent Conservateur littéraire dont je ne saurais assez vous remercier de m’avoir donné la connaissance et où l’esprit, la raison, le savoir, le goût et la plus noble fermeté de caractère brillent comme à l’envi au profit des meilleures doctrines littéraires, morales et politiques. « (Lettre de M. Pinaud, 9 mai 1820.)