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les événements et les relatant jour par jour ; comme il le dira en janvier 1849, il « tâte le pouls à la situation », recueillant çà et là dans l’Assemblée, dans les salons, dans la rue, dans les réunions publiques, les symptômes alarmants ou rassurants et surtout les différents « états d’âmes » des diverses classes de la société. Toute une série de croquis pris à l’Assemblée nationale complète le récit des événements par le portrait de ceux qui les font ou qui les subissent et donne un relief saisissant à cette histoire en marge de l’Histoire, peut-être plus vraie, parce qu’elle nous montre les hommes politiques pris pour ainsi dire en instantanés, dépouillés du masque dont les couvre le respect humain ou l’hypocrisie.

Les deux volumes de Choses vues, parus le premier en 1887, le deuxième en 1900, furent une révélation pour ceux-là mêmes qui connaissaient le mieux l’œuvre du poète ; on trouva là un Victor Hugo familier, intime, moderne, passé maître dans l’art de présenter les grands et menus faits, ceux qui sont en marge des événements, et qui éclairent et complètent l’Histoire.


Nous remettons au tome II de Choses vues la publication de la Revue de la critique et des notices bibliographique et iconographique.