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nale ; donnant le texte du discours prononcé par Louis Bonaparte le 20 décembre 1848, le jour de sa nomination à la Présidence.

La veille de la Révolution. — Copie sans annotations de Victor Hugo.

Les journées de Février. — Manuscrit très incomplet, la journée du 24 et une partie de la journée du 25 manquent.

Expulsions, évasions. — La première page, sur l’expulsion du duc et de la duchesse Decazes, est écrite sur une convocation adressée à Victor Hugo, et datée du 9 mai 1848, Ministère de l’instruction publique, comités historiques.

Une des curiosités de ce manuscrit est bien certainement le brevet de maire de Victor Hugo ; nous avons fait relier ce document dans le manuscrit, et nous en donnons le fac-similé page 457.

Louis-Philippe en exil. — Copie ; à la suite nous avons fait relier des notes, utilisées en partie, et qui forment la première ébauche de ce récit.

Au coin d’une page sur Lamartine, cette pensée :

Quand l’homme d’art reste artiste, il fait la civilisation ; quand il consent à devenir homme politique, il fait les révolutions.

Croquis pris à l’Assemblée nationale. — Le premier portrait, celui de Thiers, est écrit en plusieurs fois et sur six papiers différents.

Au revers d’une page de détails sur Changarnier, se trouve la copie d’une lettre de Victor Hugo et signée de sa main, adressée au rédacteur d’un journal non désigné :

Monsieur le rédacteur,

Permettez-moi de faire cesser un malentendu dont je n’avais pas cru devoir occuper le public jusqu’à ce moment, convaincu que l’erreur en ce qui me concerne tomberait d’elle-même.

Je suis absolument étranger au journal l’Événement[1] Je n’y prends aucune part, directe ou indirecte.

Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.

Victor Hugo.


6 août 1848.

Le portrait de Blanqui a été, comme celui de Thiers, tracé en plusieurs fois. Le croquis terminant la série et dont le nom est resté en blanc nous semble désigner Blanqui ; à l’époque où ce portrait fut écrit (1848), Blanqui avait en effet subi déjà neuf années de prison, deux à Fontevrault et sept autres, de 1840 à 1847, dans diverses prisons, notamment au Mont Saint-Michel, où il apprit la mort de sa femme.

Assemblée nationale. — Toutes les notes sur la séance du 3 août ont été prises à l’Assemblée même.

Le récit du séjour incognito de Louis Bonaparte à l’Hôtel du Rhin est écrit au verso d’une réponse d’Étienne Arago à Victor Hugo. Étienne Arago était alors Directeur de l’Administration générale des Postes de la République.

  1. Journal fondé en 1848, et dans lequel écrivaient les deux fils de Victor Hugo. (Note de l’éditeur.)