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MYSTÉRIEUX
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— Tu vas partir de grand matin pour la Rivière-du-Loup, avec le docteur respectable auquel je t’ai présenté hier. Sois pour lui plein d’égards. Je te donnerai une lettre pour Cambrai. Tu attendras à la Rivière-du-Loup mes ordres. Mais prends garde au cabaret, car rien de ce qui se passe au manoir ne doit transpirer au dehors. Fais ton devoir et mérite mes récompenses, elles ne te manqueront pas.

Lavergne se retira, et Deschesnaux, resté seul, but un verre de vin.

— C’est étrange ! se dit-il, personne moins que moi n’est dupe de son imagination ; et, pourtant, je ne puis parler une minute à ce Théodorus sans que ma bouche et mes poumons me semblent infectés des vapeurs de l’arsenic calciné !