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PRÉFACE
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dien à un sou. La popularité du « Monde » lui vint de la modicité de son prix.

Ce patriote éprouvé, qui ne rêva que la gloire de sa patrie, a laissé trois héritiers de son nom, dont un fils et deux filles. Frédéric Houde avait épousé une jeune Irlandaise de Saint-Albans, qui, après la mort de son époux, séjourna quelque temps à Louiseville, puis se rendit à Ottawa où elle obtint un emploi dans le service civil qui lui permit d’élever ses enfants en bas âge. Fidèle au souvenir de son mari, elle n’a pas voulu qu’ils oublient la belle langue française. Les enfants de Frédéric Houde vivent près de leur mère, dans la capitale fédérale. Nous regrettons ne n’avoir appris ce détail, qu’au moment d’aller sous presse. Nous aurions sans doute obtenu de cette source des renseignements intéressants sur Frédéric Houde.

Avant de terminer, nous tenons à remercier ceux qui nous ont aidé dans notre travail, spécialement M. E.-Z. Massicotte, l’archiviste provincial à Montréal, qui n’a pas marchandé ses conseils, et M. Pierre Bilaudeau, l’éditeur du « Manoir mystérieux » dont la libéralité nous a permis de lui donner le jour. La carrière d’imprimeur et de journaliste de M. Bilaudeau lui a donné d’acquérir sur le monde d’il y a trente ans des connaissances et des détails qui, s’ils étaient écrits, seraient extrêmement intéressants.


CASIMIR HÉBERT.


Mars 1913.