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MYSTÉRIEUX
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Bégon, serait une occasion favorable pour cela…

— En effet, continua le marquis, qui venait d’approcher d’eux et d’entendre ces dernières paroles, il faudra que M. Deschesnaux y vienne avec Mme Deschesnaux. N’est-ce pas, M. Deschesnaux ? ajouta-t-il, en s’adressant à ce dernier, qui à son tour venait de s’approcher du groupe, et qui répondit avec son aplomb habituel :

— Ces jours-ci, j’ai le regret de le dire, madame Deschesnaux n’a pas été très bien. Si elle est mieux lors de la visite de Vos Excellences aux Trois-Rivières, je tâcherai de la décider à m’y accompagner.

— Cela la distraira et lui fera du bien, dit Mme de Beauharnais. C’est la société, ce sont des amusements qu’il lui faut.

— D’ailleurs, ajouta le gouverneur, pour en finir avec ce dont nous parlions tantôt, il est important que vous ne manquiez pas de l’y amener.

Deschesnaux s’inclina en signe de soumission respectueuse, pendant que M. Hocquart détournait la tête pour ne pas laisser voir son dépit. Après avoir causé pendant encore quelques minutes de choses et d’autres, il se retira avec Deschesnaux. Pour ne pas sortir en même temps qu’eux, DuPlessis était parti un peu auparavant, en laissant la meilleure opinion de lui dans l’esprit du gouverneur, de la marquise et de Mlle de Beauharnais.