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phètes, menaça de mort Élie, etc. (Rois, xvi, 31 ; xviii, 5, 13 ; xix, 2 ; etc.)


Joseph (p. 188 : « il avait décapité Joseph »).

Ce Joseph était l’oncle d’Hérode le Grand ; il était également son beau-frère, ayant épousé Salomé, sœur d’Hérode. Lorsque Hérode dut se rendre à Laodicée, pour se justifier devant l’Empereur du meurtre d’Aristobule (voir ci-dessus), il confia à Joseph sa femme Mariamne l’Asmonéenne, avec ordre de la mettre à mort s’il ne revenait pas. Il revint ; mais ce fut pour apprendre que Joseph avait employé pour consoler la belle Mariamne des moyens qu’Hérode entendait se réserver. Joseph avait-il été vraiment adultère ? Cette accusation n’était-elle pas plutôt une calomnie de sa femme, la ténébreuse Salomé ? Hérode, sans approfondir le problème, trouva plus simple de le résoudre en supprimant son objet : Joseph fut exécuté sans jugement l’an 33 avant Jésus-Christ.

La même mésaventure devait arriver, trois ans plus tard, à l’un des familiers d’Hérode, Sohémus (voir Sosime).


Laticlave, robe bordée d’une bande de pourpre, portée par les sénateurs romains.


Machœrus (Machœrus, Mulcaur ou Machero). — Cette citadelle, édifiée par Alexandre Jannée, roi des Juifs, élevait, aux confins de la Palestine et de l’Arabie, à l’Est de la mer Morte, ses murailles où les princes Asmonéens abritaient leurs trésors. Elle subit plus d’une fois les rigueurs de la guerre. Assiégée et conquise par Gabinius, général romain, qui en fit saper les fortifications et la rasa jusqu’au sol, puis reprise par le roi Aristobule, et de nouveau abandonnée, la citadelle fut restaurée par Hérode, qui, pour se protéger contre les attaques des Arabes, porta au plus haut degré la puissance de la forteresse : c’était, dit Pline, la place la plus forte de la Palestine, après Jérusalem.

La ville de Machœrus serait l’actuelle Mulsaur (Raumer, Palästina, p. 264.). Voir Jewish Encycl., s. v° Machœrus.