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Page:Gustave Flaubert - Œuvres de jeunesse, II.djvu/73

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tomba, les lumières s’éteignirent, le trône fut emporté par le vent, le palais fut fauché, le roi et ses empires, ses voluptés, ses crimes, tout cela dans son linceul, tout cela poussière et néant. Oh ! Yuk se mit à rire, à rire toujours et longtemps ; Satan dit que cela l’ennuyait et qu’il en avait vu assez.

— de l’érotique, du burlesque, du pastoral, du sentimental, de l’élégiaque ! Voyons, Yuk, une littérature au lait pour un poitrinaire !

YUK.

Que voulez-vous que nous montrions au novice ? Des fiancés, des mariés ou des morts ? Un mensonge ou un serment ?

SATAN.

Oui.

YUK.

Ensemble, n’est-ce pas ? Car serment et mensonge sont synonymes, ainsi que mariés et cocus, ainsi que fiancés et morts.

Petite comédie bourgeoise.

Scène première.

Un salon confortable, une maman qui tricote avec des mitaines, une lampe avec un abat-jour, un jeune homme et une jeune fille s’entreregardent.

LE JEUNE HOMME.

Eh bien ?

LA JEUNE FILLE.

Eh bien ?

LE JEUNE HOMME.

Mademoiselle !