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les CDuleiii-.s les plus vives '.' 11 (>sl \ i-ai qifim jour il s'est ettrayé des uudaces de son (ruvrc. muis e'osl après avoir éeril et sans désavouer Plti'drc. (\\\\ est peul-èln^ la tragédie la plus *? brûlante » de tout le théâtre français. La doetrine, qui tend à concilier les hardiesses morales et la soumission absohn^ ;iu\ degnios, n'tsl (loue [Hiinl particulière à Hiirhey d'Aurevilly, (lepciidanl, pour découvrir U>s véritables devanciers, précurseurs et maîtres de l'autour dos Dùibolnjucs, il faut remonter à l'époque du moyen-;ige. J'ai dit que le catholicisme des Prophî'tcs (lu /Vt.v.sy' était celui do ce temps-là. La morahs théorique et pratique, à' Une Vieille Ma/tresse s'inspiro également de cet exemple ancien.

C'étaient, il faut le reconnaître, de bons calholiques a leur façon que la plupart des joyeu.x compagnons, autem's de fabliaux, de farces ou de drames, les « basochiciis/zde ces siècles reculés on d'Aurevilly avait porté toutes ses affections. 11 aimait l'Eglise, Dieu et la Vierge, ce parfait bohème du XV' siècle, qui s'appelait François Villon ! Il ne se souciait pas de mettre d'accord sa condiiile et ses convictions ; mais jusqu'en ses pires débauches il n'eût pas voulu renier Dieu. Il tenait à la religion de son enfance par tout ce qui restait de bon au fond de son aine ; et mémo ce qu'il y avait de plus mauvais en lui ne répugnait pas à la prière et ne se révoltait pas devant le « credo » traditionnel. D'Aurevilly l'eût absous, — et il eût absoris d'Aurevilly.

Mais, sans s'arrêter aux '< déclassés // du moyen-;ig('. comlûen d'hommes ne trouverait-on pas. — parmi ceux qui avaient le respect de leur propre personne et qui demeuraient le plus (idelemeid attachés à leur religion, — dont rexeFiiplo puisse servir <le pr«'cédent à la théorie de Barbey d'Aurevilly ? L'histoire littéraire fourmille de ces