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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/99

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Et sur un signe qu'elle fit, une bande des gnomes de Labor apporta, derrière le groupe des enfants, un appareil, pendant qu’une grande toile blanche était tendue au fond de la tente, l’obscurité se fit tout à coup, et un jet lumineux partant de l’appareil, vint tracer un énorme cercle sur la toile blanche.

Nono se demandait ce que cela voulait dire, étant anxieux de savoir si, lui, nouveau venu, allait avoir aussi des nouvelles de sa famille ?

Les yeux fixés sur le cercle lumineux, il ne vit d`abord qu’un brouillard léger qui s’agitait, se divisait, pour se rassembler ensuite en points qui finirent par former une image distincte, que Nono reconnut de suite.

C’était la chambre où sa famille prenait ses repas. Une porte entr’ouverte laissait voir une autre pièce, où le grand frère se préparait à se coucher.

Assis à table, dans la première pièce, le père lisait son journal ; sa sœur Cendrine, près du père, écrivait ses devoirs ; la mère, à un autre coin de la table, reprisait un vêtement.