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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/63

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J'ai commencé par t'enlever de chez tes parents, sans que tu t'en aperçusse. Sois sans inquiétude à leur égard. Ils savent où je t'ai emmené, et seront tenus au courant de ce que tu feras, et de ce que tu verras. Quant à ce qui t'arrivera, à ce que tu verras, cela dépendra de toi. Je te mettrai aux prises avec les circonstances. Comme tu agiras, elles seront bonnes ou néfastes pour toi. C'est donc toi qui, en définitive, feras tes aventures, et les ornementeras par ta façon de te comporter.

— Madame la fée, je vous promets d'être bien sage, fit Nono, intimidé par ce long discours, où il n'avait guère compris que ceci, c'est qu'il faudrait être sage et obéissant.

— Sage ! obéissant ! c'est, en effet, ce qu'on demande aux habitants du monde d'où tu viens. Ici, que l'on te demandera, c'est d'être d'abord toi-même, d'être franc, loyal, de dire toujours ce que tu penses, d'agir en conformité avec ta pensée, de ne jamais faire à tes camarades ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fissent, d'être à leur égard ce que tu voudrais