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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/373

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Une hirondelle pénétra portant en son bec un petit paquet qu’elle lui remit. C'était la lime qu'enveloppait une lettre où Hans lui disait de limer ses fers et de faire attention à ce qui se passerait autour de lui, d'écouter au sol, et de soulever, à l’aide de sa lime, la dalle sous laquelle il entendrait frapper ; de ne pas avoir peur, et de s’engager sans crainte dans le souterrain qui s’offrirait à lui.

Ce ne fut qu’un jeu pour Nono de se débarrasser de ses fers, tant la lime mordait bien.

Puis, après une attente qui lui sembla interminable, trois coups discrets furent frappés à une dalle. ll eut vite fait de la soulever, étant animé d‘une force inconnue, et il découvrit un sombre boyau, assez large cependant pour lui donner passage en marchant à quatre pattes. Quelques instants après, il était dans les bras de ses amis, riant, pleurant tout à la fois. Même Penmoch qui, pas plus que la Taupe, ne fut oublié dans les embrassades, avait quelque chose comme une larme au coin de son œil si malicieux.