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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/319

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Ils ne tardèrent pas à les voir entrer. La femme du propriétaire ouvrait la marche, donnant le bras à un des invités, que les enfants, au cours de la soirée, entendirent nommer M. le Bailli. Les autres invités venaient ensuite processionnellement deux à deux ; le propriétaire fermant la marche. Et chacun se plaça à l’endroit que lui indiquait la maîtresse du lieu.

Ces gens avaient en même temps l’air si grotesque et se prenaient si au sérieux, que nos deux artistes, cachés par le rideau, ne se gênaient nullement de pouffer à les regarder. Penmoch lui-même agitait son tire-bouchon, poussant quelques petits grognements, couverts par la musique heureusement.

Que c’était loin de la liberté et de la bonne camaraderie d’Autonomie ! comme on sentait que la franchise en était absente !

On servit à manger. Nos deux Autonomiens n’en revenaient pas de la quantité de nourriture qu’ils virent absorber sous des formes diverses, sans compter la multitude de domes-