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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/311

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Pour rester dans leur rôle de musiciens ambulants, avant de penser à se restaurer, ils s’arrêtèrent au milieu de la route, et commencèrent à jouer un des airs qui se jouent en Argyrocratie, et que Solidaria leur avait appris avant de partir, Hans en soufflant dans sa clarinette, Mab en agitant son tambour de basque et en dansant.

Au bruit de la musique, Penmoch se dressa gravement debout sur ses deux pattes de derrière, tenant, avec ses deux pattes de devant, une robe imaginaire, se mit à danser aussi.

Quoiqu'ils l’eûssent vu déjà danser et que leurs idées ne fussent pas précisément tournées à la gaîté, Hans et Mab ne purent s’empêcher de rire. Mab s’arrêta pour lui mettre son tablier, et le coiffer de son chapeau.

Puis, Hans ressouffla dans sa clarinette, Mab reprit sa danse, et Penmoch l’imita en poussant un petit grognement de satisfaction.

La musique avait attiré quelques gamins qu’amusèrent l’air grave et la danse de Penmoch, mais ce fut tout ; à peine deux ou trois