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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/30

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Un sentier s’étendait devant lui, il le suivit à l’aventure. Ayant machinalement, en marchant, mis la main dans sa poche, il en tira un petit canif dont son oncle lui avait fait cadeau pour tailler ses crayons à l’école. Cette découverte lui donna l’idée de se couper une baguette dans un des taillis qui bordaient la route ; l’envie ne se fut pas plus tôt formulée que, déjà, il était à la besogne. Il eut bientôt une canne dont il se servit pour fouiller le sable en marchant, faire le moulinet, ou décapiter les hautes herbes des bords du sentier.

Il marcha ainsi quelque temps, sans avoir aucune idée de l’endroit où pouvait aboutir le sentier qu’il suivait. Il avait dû s’éveiller très tard dans la matinée, car le soleil commençait à être haut dans le ciel, et ses rayons, quoique tamisés par le feuillage, ne cessaient de chauffer l’atmosphère. Nono, que la soif commençait à tenailler, cherchait autour de lui s’il n’apercevrait pas quelques fruits pouvant le désaltérer en même temps qu’ils tromperaient sa faim.

Mais rien, que des arbres forestiers, lors-