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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/274

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texte de lui parler de ce qui lui arriverait après qu’il serait mort.

Nono qui souffrait de l’isolement, de l’immobilité, de l’incarcération, et était beaucoup plus occupé de ce qui lui arriverait de son vivant, le pria de le laisser tranquille. La physionomie du personnage, du reste, lui ayant plutôt inspiré de l’antipathie, car dans cette physionomie, il y avait un peu de celle des personnages des équipages, mais aussi de la blatte et du cafard.

Chaque jour son geôlier lui apportait son pain et sa cruche d’eau, sans dire une parole. Nono pensait devenir fou, tant lui était terrible cet isolement et ce silence. Il regrettait d'avoir mis l’homme noir à la porte.

Que faisaient son père et sa mère ? Savaient-ils où il était ? Et ses amis d’Autonomie ? que pensaient-ils de lui ? Et son ami le tailleur, ne l’avait-on pas inquiété à cause de lui ? Peut-être, lui aussi était-il arrêté, sa famille dans la misère ? Toutes ces questions restaient sans réponse, et revenaient sans cesse se poser à son esprit tourmenté.