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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/271

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horribles, qui le réveillaient tout tremblant, trempé de sueur.

Tantôt, il était traîné devant des bêtes horribles, habillées de longues robes noires et rouges, coiffées de bonnets carrés, elles ouvraient des gueules menaçantes, faisant mine de se jeter sur lui pour le dévorer.

Tantôt c’était le roi Monnaïus qui, sous les traits d’un Nécrophore venait creuser le terre sous lui, comme pour l’enterrer vivant ; ou bien, sous les traits du vampire de ses armoiries, venait lui sucer le sang. Nono, paralysé par une force inconnue, sentait la vie s’écouler lentement de ses veines, sans pouvoir opposer aucune résistance.

Il se réveilla le lendemain tout courbaturé.

Dans le courant de la journée, deux gardes armés de hallebardes vinrent le prendre dans son cachot, l’emmenèrent à travers de nombreux couloirs, lui firent monter un nombre incalculable d’escaliers, et le firent enfin pénétrer dans une grande pièce où, autour d’une table, se tenaient assis deux personnages. Nono