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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/27

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en s’enfuyant avec l’objet du litige, réconciliant ainsi les adversaires dans une commune déception.

La sécurité avec laquelle ils semblaient se jouer dans ce bocage, le vol tranquille de ceux qui cherchaient leur pâture, tout démontrait qu’ils devaient vivre là en toute sécurité, n’ayant jamais été traqués ni par l’homme, ni par aucun autre être malfaisant.

Pour mieux se rendre compte où il était, Nono s’était levé sur son séant. Lorsqu’il lui sembla être bien éveillé il se mit debout, humant l’air avec délices ; mais un tiraillement d’estomac lui rappela la bonne soupe que sa mère lui faisait chauffer tous les matins, et lui fit chercher des yeux, tout autour de lui, s’il n’apercevait pas quelques traces de sa maison, fussent même les petits cochons qu’il se souvenait d’avoir charge de garder dans son rêve.

Mais nulle trace d’habitation ou d’êtres humains en ce lieu charmant. Et tout en cherchant à découvrir quelqu’un, Nono se deman-