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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/228

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d'atteindre Monnaïa, dont il se savait tout près maintenant, et où il espérait trouver du travail.

Il sortit donc de l’étable et se trouva dans la cour. Les hommes étaient partis aux champs. Seule la jeune femme du fils restait occupée à distribuer du grain aux poules, canards, oies et dindons qui gloussaient autour d’elle, accourant de toutes parts.

Nono lui souhaita le bonjour.

— Ah ! c'est toi, petit. Te voilà parti ?

Elle courut à la maison, en revint avec deux tartines bien beurrées :

— Prends, la route est encore longue. Bonne chance, mon petit gars. »

Et, une fois de plus, notre pauvre ami se trouva sur le grand chemin bien triste et bien esseulé. Mais il finissait par s’habituer au mauvais sort, et ce fut d’un pas ferme qu’il se remit en route.

Il marchait depuis plusieurs heures déjà, lorsque la faim se fit sentir. Il alla s'abriter sous un gros chêne qui se dressait non loin du