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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/222

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n’était pas pour des fruits, mais parce que j’étais de mauvaise humeur. Mais j’ai été si malheureux, que je me suis bien promis de ne plus recommencer.

— Et ça ne t’ennuyait pas de travailler ? Allons, avoue-le : sans la crainte de Solidaria et de Labor, tu te serais bien reposé plus d’une fois, au lieu d’aller travailler avec les autres ?

— Oh ! non, je me serais au contraire fort ennuyé, s’il m’avait fallu rester à ne rien faire.

Le fermier secoue la tête d’un air incrédule, faisant remarquer combien tout cela était improbable, des enfants aimant le travail, malheureux de s’être disputés.

— Si les deux tiens, continua-t-il, regrettaient quelquefois de s’être battus, ça ne leur arriverait pas si souvent ; d’autant plus qu’il n’y a que quelques paires de taloches qui arrivent, sinon à les mettre d’accord, à les faire taire tout au moins.

— Il est de fait que si nous n’étions pas là, ils se disputeraient tout les deux comme deux pies-grièches, fit le fils, en regardant d’un air