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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/220

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tous pouvaient prendre autant qu’ils voulaient dans la récolte, où l’on était toujours plein de prévenances l’un pour l’autre.

Le fermier riait de si bon cœur qu’il manqua de s’en étrangler, ce qui lui occasionna une quinte de toux. Lorsque l’accès fut un peu calmé :

— As-tu jamais entendu parler d’un pays comme cela ? fit-il à son fils.

— Dame ! non.

— Heu, heu, ça irait bien ici, s‘il n’y avait personne pour commander !

— Et s’il fallait attendre que les voisins viennent nous aider à labourer, sûrement que nous attendrions fort longtemps, répliqua le fils.

— Tandis qu’il ne manquerait pas de monde pour la récolte, s’il fallait qu’elle fût à la disposition de qui en voudrait.

— M’est avis, reprit le fils, que tout cela ne me semble pas bien net. Le fieu cependant est bien trop jeune pour mentir et savoir inventer des histoires. Il doit avoir le cerveau un