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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/219

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les bestiaux ne manquaient de rien. Puis, un à un, ils revinrent s'asseoir près du foyer, sans rien dire, les yeux perdus dans le vague.

Les enfants ayant réclamé la musique, Nono les en régala.

Puis, le fermier que la digestion semblait rendre un peu plus aimable, le questionna, lui demandant d’où il venait ? où il allait ?

Nono avait eu plus d’une fois l’occasion de remarquer qu’en Argyrocratie on tenait absolument à savoir ce qu’étaient les gens avant de leur venir en aide.

Ce fut donc une nouvelle occasion pour lui de raconter ses aventures.

Mais le vieux fermier, qui n’avait pas sourcillé lorsque Nono lui avait mentionné l’histoire de l’oiseau parlant, des abeilles se transformant en belles dames, des carabes venant offrir des fraises, partit d’un accès de fou rire qui lui secouait le ventre, lorsque le narrateur en arriva au séjour d’Autonomie où chacun travaillait comme il l'entendait, se reposait quand il lui plaisait, où les fruits appartenaient à tous, où