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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/21

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— Je ne sais pas. Une pièce de trois ou quatre francs, au moins.

— Mère, fait Nono, en lui jetant les deux bras autour du cou, et en l’attirant pour l’embrasser, j’ai vingt sous dans ma tirelire, je les donnerais bien à père pour qu’il m’en achète un, si tu voulais y ajouter ce qui manquerait. Tâche de décider père ?

— Tu sais bien demander, mais seras-tu toujours sage ?

— Je te le promets, fait le garnement, en redoublant ses caresses.

— Tu promets, tu promets, tu n’es pas chiche de promettre, mais tu ne les tiens pas toujours, tes promesses !

— Tu verras, mère, je serai sage, je ferai tes commissions.

— Allons, dors ! nous verrons cela demain. Nous demanderons à père. »

Et là-dessus, deux bons gros baisers sur les yeux, avec recommandation de ne pas trop remuer pour ne pas se découvrir.

Et Nono, le nez fourré sous la couverture,