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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/206

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leur faire plaisir, il allait encore jouer un morceau, mais qu’il était temps qu‘il se remît en route.

Et lorsque l’air fut joué, il remit la boîte dans sa poche, pour partir.

Mais ce n’était pas le compte de ses auditeurs qui lui demandèrent de faire jouer encore la musique.

— Non, vraiment, je ne puis pas, car il faut que je me remette en route, fit Nono.

Et comme les enfants insistaient.

— La nuit va arriver, je ne sais pas où je suis. Non je ne peux pas rester plus longtemps. Il faut que je parte.

Les figures commencèrent à devenir hargneuses.

— Hé ! va donc, teigneux, fit un des garçons.

— A-t-il l’air de faire son malin, avec sa musique ! fit un autre.

— Si je voulais en avoir une, mon papa m’en achèterait une bien plus belle, renchérit une petite fille en loques.