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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/191

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— Alors, chez toi, c’est plus beau qu’ici ?

— Oh ! plus beau qu’ici, ça n’est pas tout à fait le mot. Mais enfin, c’est autre chose. Ça vaut la peine d’être vu.

— Comment se fait-il que Solidaria ne nous en ai jamais parlé ?

— C’est que, vois-tu, Solidaria ne trouve rien de plus beau qu’Autonomie ; à son avis il n’y a rien qui puisse rivaliser avec son petit royaume ; alors, tu comprends, pour elle le reste n’existe pas.

— Ah ! fit Nono, qui ne sentait, ne voyait, et ne raisonnait que comme à travers un brouillard, et ces belles choses, comment viennent-elles, si personne ne travaille chez toi ?

— Hé bien, tu l’as vu hier, il suffit d’avoir une baguette d’or comme la mienne, et l’on a tout ce que l’on veut.

— Bon, est-ce que tout le monde peut avoir de ces baguettes ? Si je te suivais, moi je n’en ai pas. Est-ce que j’aurais tout de même ces belles choses ?

— Heu ! heu, fit Monnaïus embarrassé,