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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/190

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fut de sa voix la plus doucereuse qu’il continua :

— Tu es étonné de me voir ici, n‘est-ce pas ? Mais Solidaria est ma meilleure amie ; étant venu la voir aujourd‘hui, elle m‘a dit que je trouverais ici mon excellent ami Labor, et je suis venu lui serrer la main. Je t'ai reconnu en passant. Elle m'a même remis ce flacon à ton intention. Ton camarade Hans lui ayant dit que tu avais mal à la tête. C’est une liqueur qu‘elle a composée et qui va faire disparaître ton mal de tête. »

Nono, sans défiance, puisque la liqueur lui était envoyée par Solidaria, avala le contenu du flacon, et, en effet, son mal de tête disparut pour laisser place à une torpeur qui lui sembla être le summum du bien-être.

Mais la liqueur avait été fabriquée par Monnaïus, le prétendu bien-être dont jouissait Nono n‘était dû qu’à un engourdissement du cerveau qui l’empêchait de sentir et lui troublait la raison.

Complètement revenu de ses alarmes, Nono s’était mis à causer avec Monnaïus, comme à un camarade.