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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/189

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Les Argyrocratiens étaient tellement persuadés de l’excellence de leur genre de vie que, lorsqu'un des Autonomiens enlevés leur racontait la vie qu’il menait auparavant, la foule le traitait de fou, de visionnaire et se moquait de lui. Jamais on n’avait vu les hommes vivre autrement que, les uns obéissant, les autres commandant, il était impossible qu'il en fût autrement.

Il faut dire aussi, que, souvent, il s’en trouvait parmi les Autonomiens qui trouvaient plus commode de s’arranger de la façon de vivre des Argyrocratiens, ils se faisaient les flatteurs de ceux qui font travailler les autres, arrivaient à se glisser parmi eux, et ils étaient les premiers à tourner en ridicule ceux des Autonomiens qui regrettaient et rappelaient les jours de liberté.

Nono s‘étant trouvé sur le chemin de Monnaïus, ayant montré un penchant à se laisser séduire, celui-ci revenait à la charge. Mais comme l’astucieux personnage avait vu qu’il ne fallait pas heurter les sentiments de l‘enfant, ce