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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/161

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nouveau une grande salle en demi-cercle, garnie de grandes draperies aux franges d’or. Depuis le plancher jusqu’au plafond, cette salle était divisée en loges garnies, elles aussi, de draperies et de franges d’or. Dans ces loges, des messieurs aux chemises éblouissantes de blancheur, en habits noirs, des femmes décolletées couvertes de diamants, des enfants richement habillés.

Au fond de la salle, sur des planches, une autre foule de gens, encore plus richement habillés, lui parut-il, se remuaient, se trémoussaient au son d’une musique tantôt douce et mystérieuse, tantôt vive et alerte.

Nono, ébloui de tout ce mouvement, des lumières innombrables qui éclairaient la salle, ôta, émerveillé, la jumelle de ses yeux.

— Eh bien ? questionna insidieusement le tentateur.

— Oh ! que c`est beau ! » Et en lui-même, il se demanda s’il n’allait pas suivre l’homme.

Puis, voulant jeter un dernier coup d’œil, il porta à nouveau la jumelle à sa vue. Mais