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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/157

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comme nous voulons, quand ça nous plaît.

— Oui, mais ça n’empêche pas que c’est toujours la même existence. Vous voyez toujours le même pays, les mêmes personnes. Ça ne te plairait pas de voyager, de voir des pays nouveaux ?

Dans le pays que j’habite, moi, continua le gros monsieur, on voyage tout le temps. On va à la mer, on va dans les montagnes. Ainsi, moi, je n’ai à m’occuper de rien, que de me promener. Il suffit d’avoir une baguette magique comme j’en ai une — et il montra sa canne — pour avoir tout ce que l’on désire.

Ainsi, te voilà en nage d‘avoir couru après un insecte que tu voulais, et que tu n’as pas pu attraper. Moi, sans me déranger, je vais te donner ce Bombyx qui voltige là, au-dessus de ce buisson que tu vois, près de toi. »

Et le personnage, levant sa baguette dans la direction qu’il indiquait, fit un signe, et le Bombyx se trouva dans les doigts de Nono.

L’enfant prit craintivement l’insecte et le considéra attentivement. C’était une femelle du