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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/155

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plaisanterie, le gros monsieur rit bruyamment aux éclats. Seulement son rire sonnait faux, et sa figure était loin d’inspirer la sympathie, lorsqu’on l’étudiait de près.

Mais Nono était un peu jeune pour être physionomiste. Et s'il fut effrayé, ce fut de l’apparition subite du gros monsieur, et de se voir éloigné de ses camarades, se rappelant les recommandations de Solidaria.

Cependant, comme il entendait, par intervalles, les chants et les éclats de rire de la petite troupe, il comprit qu’ils ne devaient pas être fort éloignés, ce qui le rassura un peu.

Cependant, il ne s’expliquait pas très bien comment il se trouvait un gros monsieur sous son filet alors que c’était un sphinx qu’il chassait.

— Monsieur, je vous demande pardon ; je ne vous avais pas vu. Je poursuivais un papillon que je croyais prendre lorsque je vous ai frappé de mon filet. Vous ai-je fait du mal ?

— Non, ce n'est rien, tu ne m’as attrapé que le bout du nez, fit le gros monsieur en se le