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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/140

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apprises que d’études personnelles, mais qui savaient ingénieusement habiller et déguiser les vérités, lorsqu’il s’en trouvait par hasard dans leurs leçons.

Et un beau jour, sous prétexte d’économies à réaliser, on supprima la chaire de Botanicus, pour se débarrasser du professeur gênant.

Botanicus entra dans un lycée où l’on apprenait la science officielle aux petits rejetons de ceux qui s’intitulent les « classes dirigeantes » ; mais, là encore, il ne sut pas retenir sa langue, et comme il était d’un caractère très indulgent, ne savait prononcer aucune parole de sévérité, encore moins punir, les horribles petits morveux qui tremblaient sous leur précédent professeur qui les accablait de pensums, de mauvaises notes, et les privait de sortie, ne tardèrent pas à se moquer du nouveau, à lui jouer les tours les plus terribles ce qui servit de prétexte à la direction pour le remercier et le mettre sur le pavé.

Solidaria, qui le connaissait, l’avait fait venir à Autonomie, mettant à sa disposition plantes,