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Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/109

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une des vaches, qui poussa un meuglement joyeux en voyant accourir sa jeune maîtresse, qui, passant ses deux bras autour de son cou, l’embrassa sur le mufle.

— Regarde comme elle est propre. Nous sommes camarades, toutes les deux. Elle sait aussi que je lui porte des friandises.

Et ce disant, elle tira de sa poche une poignée de sel que la bête sembla savourer avec délices.

Puis, s’emparant d’un petit banc et d’un seau, Mab se mit en devoir de traire la vache.

Au bout d’un instant de cet exercice, elle proposa à Nono d’essayer à son tour. Nono prit sa place, mais ses doigts inexpérimentés servant mal sa bonne volonté, il ne parvint pas à extraire une seule goutte de lait ; à son grand déplaisir, car à voir la facilité avec laquelle Mab le faisait couler dans le seau, rien ne lui avait semblé aussi facile.

Cependant, à force d’essais et d’explications de la part de son amie, il parvint à en faire jaillir quelques gouttes. Ce fut alors un transport de joie de la part des deux enfants