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Page:Grande Encyclopédie I.djvu/810

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AGATHE — AGATHIPHYLLIÂ

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à une femme de mauvaise vie, nommée Afrodise, et à neuf filles qu’elle avait et qui étaient aussi corrompues qu’elle, afin qu’elles s’efforçassent, durant trente jours, de la faire changer de résolution. Agathe restant inébranlable, Quintien commanda que ses mamelles fussent tordues et ensuite coupées. Quatre jours après, Quintien lui ayant dit d’adorer les dieux et Agathe ayant refusé, Quintien commanda de presser sur des pots cassés et d’appliquer sur un feu ardent le sein de la martyre et de la retourner toute nue dessus. Agathe, remise en prison, rendit bientôt l’esprit. Quelque temps après, Quintien s’ étant mis en route, ses chevaux s’emportèrent et brisèrent son char ; lui-même fut jeté dans le fleuve voisin et l’on ne revit plus son corps. Saint Ambroise, saint Adelm, saint Méthode ont parlé de sainte Agathe.

Biul. : Bollanuus, A cta sanclorum, 1G58, t. I. p. 631. — j. de Voragi.ne, lu Légende dorée, trad. Jirunet ; Taris, 1843, 2 vol in-12.

AGATHELIA. Genre de Polypiers fossiles créé par Reuss (1854), et présentant les caractères suivants : polypier congloméré ou lobé, calices répartis sans ordre. Le genre, qui est du crétacé et du tertiaire, appartient à la famille des Oculinidœ (V. Ociieina). Tut. AGATHEMERE, géographe grec qui vécut vers le m 9 siècle de notre ère. Il a laissé un abrégé de géographie, divisé en deux parties et intitulé : ’T^toTurctoaiç xffi -fcGjfpa :p ;a< ; èv è-iTojiîj- C’est un recueil de leçons faites par l’auteur à son disciple Philon ; on y trouve des renseignements qui ne se rencontrent ni dans Ptolérnée ni dans Strabon ; cet ouvrage, dont la seconde partie est d’une authenticité douteuse, a été publié en 1671 à Amsterdam par Tennulius, et par Gronovius à Leyde en 1C97 dans le recueil des géographes anciens. L. Vonoven. AGATHIÂS, surnommé le Scolaslique, poète et historien, né à Myrine, dans l’Asie Mineure, vivait vers le commencement du vi e siècle de notre ère. Il étudia à Alexandrie, puis il vint à Smyrne, puis à Constantinoplo, en 554, exercer la profession d’avocat. C’est dans cette dernière ville qu’il écrivit YHistoire du règne de Justinien en cinq livres, embrassant la période qui s’étend de l’an 532 à l’an 559 ; cette histoire fait partie de la Collection bysantine. Agathias avait fait un recueil des épigrammes écrites en grec depuis Auguste, mais ce recueil ne nous est pas parvenu ; tout ce qu’on en possède se trouve dans les Anthologies de Planude et de Constantin Cephalas. Il nous reste d’Agathias un assez grand nombre d’épigrammes assez remarquables que Brunck a recueillies dans le troisième volume de ses Analecta. Biiil. : Niebuhr, De vita Agathiip Myrinœi ejusque libriê liistoriartnn, en tête de son édition 1828. — Teufeel, Ag :dhi :is non Myrine, dans Philologvs, 1846, t. I, p. 495_ AGATHIDIUM (Agathidium Illig.). Genre d’Insectes Coléoptères, de la famille de Silphides, qui a donné son nom au groupe des Agathidiites. Il se compose d’espèces de très petite taille au corps plus

ou moins globuleux, pouvant très

facilement se contracter en boule.

La tête présente en dessous deux

sillons convergents dans lesquels

se logent les antennes, dont les

trois derniers articles forment une

massue oblongue. Les mâles ont

toujours cinq articles aux tarses

dos quatre pattes antérieures et

quatre articles seulement aux deux

postérieurs ; les femelles au con-

traire ont tantôt quatre articles à

tous les tarses, tantôt cinq articles aux tarses antérieurs et quatre

seulement aux autres. — Les

Agathidium habitent surtout l’Europe et vivent parmi les détritus végétaux dans les lieux humides , sous les écorces des arbres pourris, dans les Champignons, etc. On trouve notamment en France Y A. atrum Payk., Y A. Acathidium atrum

Payk.

seminulumL., dont la larve a été décrite par E. Perris (V. Ann. Soc. ent. de France, 1851, p. 44), et Y A. nigripenne Kugel., qui a la tête et le prothorax rouges et les élytres noirs, ovalaires. Un essai monographique du genre a été publié en 4872 par M. Charles Brisout de Barneville dans les Annales de la Société entomologique de France. Ed. Lef.

AGATHINE (Arhatina Lamk). Génie de Mollusques Gastéropodes-Pulmonés, de la famille des Sténugyrides, dont les représentants, assez voisins des Bulinies, s’en distinguent par leur coquille ovale oblongue, à spire conique, à ouverture ovale et à columelle fortement et obliquement tronquée. Les Agatbines se rencontrent exclusivement dans l’Afrique australe et les Iles voisines : elles vivent à terre dans les endroits humides et pondent des œufs volumineux entourés d’une coque calcaire. Quelques-unes sont considérées

comme les plus grands Mollus-

ques terrestres connus. — L’es .

pèce type, Achatinavariegata

Roissy (A. perdix Lamk ;

Bu lia achatina L.), atteint

16 centim. de longueur sur

5 centim. de largeur ; sa co-

quille blanche, rayée de bandes

longitudinales noires et brunes,

est très recherchée des amateurs

qui lui donnent le nom de Per-

drix. Une espèce très voisine,

A. zébra Lamk, habite Mada-

gascar. — L. bicarinata Sw.

est considérée comme un féti-

che par les nègres de l’île du

Prince ; dans ces dernières an-

nées, l’animal a été préconisé Achatinavariegata Roissy par les médecins anglais contre la phtisie ; on en a fait la base d’un sirop. Enfin, à Angola, les naturels se servent comme monnaie de fragments discoïdes de 1’. . monetaria Fer. dont ils forment des chapelets dans le genre des sapèques des Annamites. D r L. Un et Éd. Lef. Les Agatbines fossiles se trouvent, en Europe, dans les formations d’eau douce de l’époque éocène, notamment dans le calcaire grossier de l’Aisne et des environs de Paris (Fontainebleau), comme c’est le cas pour Achatina Nodoti, et dans les formations d’eau douce contemporaines du sud de la France (système circassien de Leymerie), près de Castelnaudary (Aude), où l’on a recueilli A. YittUii, A. lœvolongus et d’autres grandes coquilles terrestres remarquables parleur taille qui rappelle les grandes Helicides actuelles de l’Afrique intertropicale. On connaît environ dix-neuf espèces fossiles de ce genre en Europe et à Sainte-Hélène. Le sous-genre dandina, aujourd’hui confiné dans l’Amérique tropicale et les Antilles, serait représenté, d’après H. Edwards, par une espèce (Gl. costata), dans les couches éocènes de l’île de Wîght. Trt. AGATHINUS, médecin grec, de Lacédémone, florissait vers l’année 90 de l’ère chrétienne. Elève d’Athénée, le fondateur de l’école pneumatique, il chercha à concilier la doctrine de son maître avec celles de l’école empirique et de l’école méthodique, et peut ainsi être considéré comme le premier éclectique (ou épisynthétique ou hectique), comme le précurseur du grand Gaîien. Il eut pour élèves un certain Théodore, puis Hérodote et surtout Arcbigène d’Apamée, tous deux médecins à Rome. — Agathinus a écrit sur le pouls, sur les fièvres, comme nous l’apprend Galien, sur l’usage des bains chauds et des bains froids, connue on le voit dans Oribase, sur l’ellébore, comme on le lit dans Aétius. Tous ses ouvrages sont perdus, à l’exception de quelques fragments cités par les auteurs précédents. D r L. Hx.

AGATHIPHYLLIA. Genre de Polypiers fossiles créé par Reuss (1864) et présentant les caractères suivants : Polypier fixé, déprimé, subrameux. Bourgeonnement laté-