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tante : Adrien l’aperçut, et il pouvait le perdre d’honneur en le laissant faire une lâcheté, dont toute l’armée eût été témoin ; mais arrêtant lui-même le fugitif, il lui dit d’un air affable et plein de bonté : « Vous vous égarez, c’est par ici qu’il faut aller. » Aussitôt l’officier tourna bride, comme si ce n’eût été qu’une méprise de sa part, et non point une fuite et une trahison.