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XIV. - LE FAUNE


« Sancte pater, sic transit gloria mundi. » Le Pontifical romain.


Sitôt en présence de Sixtine, Hubert sentit tout son plaisir gâté par les points d’interrogation qu’un schéma algébrique avait posés, non résolus. De même sa volonté d’agir faiblissait sous le poids du présent. D’abord, déchiffrer les pantacles.

Il s’avança froid, avec un calme sourire, baisa la main qu’on lui tendait ; ce contact pacifia son besoin de savoir. Alors, il se demanda si les feuillages entrelacés des deux ou trois problèmes ne faisaient pas autour de ce front blond la nécessaire auréole.

« Et quand j’atteindrais à de précises explications, aurais-je ajouté une beauté à ce corps plein de beautés ? Pour l’âme, je sais que c’est un coffret à secret, dont nul pas même elle, n’a la clef. Et qu’en ferai-je, et qu’en ferait-elle ? Donc, mes inquiétudes sont bien inutiles. Si je la prenais, tout simplement par de captieuses paroles, comme l’appeau, par son chant mécanique, prend les oiseaux en liberté ? »

Pendant cela, ils parlaient de plusieurs choses, notamment de la chute des feuilles et Hubert menait très bien, sous le même fouet, sa rêverie et la causerie.