Page:Gourmont - La Belgique littéraire, 1915.djvu/66

Cette page a été validée par deux contributeurs.

presque en sa totalité, le mouvement de la poésie en Belgique. Mais ils eurent des contemporains immédiats, de même qu’ils ont eu des successeurs. Rodenbach est incontestablement le premier en date, et s’il subit assez légèrement d’ailleurs l’influence de Baudelaire et moins celle de François Coppée, il échappa presque totalement à celle du Parnasse, qui régnait alors. Elle est prépondérante au contraire dans tous les autres poètes belges qui débutèrent à cette époque. De Théodore Hannon dont j’ai cité en passant les Rîmes de Joie, il y a peu de chose à dire. Ce n’est pas un disciple mais un imitateur de Baudelaire, dont il prend jusqu’aux mots familiers. A cause de cela, peut-être, son livre est très curieux. Il ne manque pas de talent technique, mais voyez, il transpose :